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Déclaration de Jeremy Hammond, hacker anarchiste et anti-guerre, condamné à 10 ans de prison

mardi 19 novembre 2013

Jeremy Hammond est connu pour ses révélations sur l’entreprise de sécurité Stratfor. Ce camarade anarchiste, soutenu par l’Anarchist Black Cross de New York, a été condamné vendredi 15 novembre 2013, aux Etats-Unis, à 10 ans de prison.

Il était inculpé pour plusieurs actes de piratage informatique. Connu sous le pseudonyme d’Anarchaos, il était accusé de s’être introduit illégalement en décembre 2011, avec d’autres, au sein des systèmes d’information de Stratfor, une entreprise américaine spécialisée dans le renseignement. Des informations confidentielles concernant environ 860 000 personnes et 60 000 cartes de crédit furent alors dérobées et 700 000 dollars versés à différentes ONG. Mais une taupe du FBI, Sabu, provoqua son arrestation.

Vendredi 15 novembre, il a pu, avant sa condamnation, lire une déclaration au tribunal. En voici une traduction adaptée de celle publiée sur le blog resistra.espivblogs.net. Les noms de société ont été retirés par son comité de soutien sur ordre du juge.

Bonjour à tous.

Je vous remercie de me laisser de m’exprimer. Mon nom est Jeremy Hammond et je suis ici pour être jugé pour des activités de piratage menées au cours de ma participation à Anonymous. Enfermé ces vingt derniers mois au MCC j’ai eu beaucoup de temps pour réfléchir à mes actes et à apporter une explication.

Avant de commencer, je voudrais prendre un moment afin d’exprimer ma reconnaissance pour le travail accompli par les personnes qui m’ont soutenu. Je tiens à remercier les avocats et toutes les autres personnes qui ont travaillé sur mon procès : Elizabeth Fink, Susan Kellman, Sarah Kunstler, Emily Kunstler, Margaret Kunstler, et Grainne O’Neill. Je tiens également à remercier la National Lawyers Guild, le Comité de Défense Hammond Jeremy et le réseau de soutien, les Anons, le Réseau de solidarité Anonymous, le Black Cross anarchiste, et tous ceux qui m’ont aidé en m’écrivant une lettre de soutien, en m’envoyant des lettres, en assistant aux différentes séances du procès et en parlant de l’affaire autour d’eux. Je voudrais aussi hurler pour tous mes frères et sœurs qui sont derrière les barreaux et pour celles et ceux encore dehors qui combattent toutes les formes de pouvoir.

Les actes de désobéissance civile et d’action directe pour lesquels je suis condamné aujourd’hui sont en accord avec les principes de communauté et d’égalité qui guident ma vie. J’ai piraté des dizaines de sociétés de haut niveau et des institutions gouvernementales, comprenant très clairement que ce que je faisais était contraire à la loi, et que mes actions pourraient m’envoyer dans une prison fédérale. Mais je sentais que j’avais l’obligation d’utiliser mes compétences pour dénoncer et lutter contre cette injustice, et de mettre en lumière la vérité.

Aurais-je pu atteindre les mêmes objectifs par des moyens légaux ? J’ai tout essayé, depuis l’appel à signatures de pétitions à l’organisation de manifestations pacifiques, j’ai constaté que les personnes au pouvoir ne veulent pas que la vérité soit révélée. Quand nous exposons la vérité au pouvoir, nous sommes au mieux ignorés et au pire brutalement réprimés. Nous sommes confrontés à une structure de pouvoir qui ne respecte pas son propre système de « mécanisme régulateur », peu lui importent les droits de ses propres citoyens ou de ceux de la communauté internationale.

Mon entrée en politique coïncide avec l’élection présidentielle truquée de 2000 par Georges W. Bush qui profita, après le 11 septembre, de la vague de racisme et de patriotisme pour lancer des guerres impérialistes, sans qu’il y ait eu de provocation, contre l’Irak et l’Afghanistan. J’ai manifesté publiquement croyant naïvement que nos voix seraient entendues à Washington et que nous pourrions arrêter les guerres. Au lieu de cela, nous avons été étiquetés comme traîtres, battus et arrêtés.

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Manif de solidarité en juin 2012 à New York

J’ai été arrêté pour de nombreux actes de désobéissance civile commis dans les rues de Chicago et c’est en 2005 que j’ai utilisé mes compétences en informatique pour enfreindre la loi en signe de protestation politique. J’ai été arrêté par le FBI pour piratage du système informatique d’un groupe d’extrême droite pro-guerre appelé « Guerrier militant » ("Protest Warrior"), une organisation qui vendait en ligne des t-shirts racistes et avait harcelé des groupes anti-guerre. J’ai été poursuivi en vertu de la loi sur la fraude informatique, et pour les pertes occasionnées. Dans mon cas, celles-ci ont été calculées arbitrairement en multipliant par 500 $ les données des 5 000 cartes de crédit trouvées dans la base de données de « Guerrier militant » : 2,5 millions de dollars de perte. La condamnation fut calculée sur la base de ces "pertes occasionnées", alors qu’aucune carte ne fut utilisée ou distribuée par moi ou quelqu’un d’autre. J’ai été condamné à deux ans de prison.

En prison, j’ai pu voir la triste réalité et la façon dont le système pénitentiaire détruit la vie de millions de personnes retenues en captivité. Cette expérience conforte mon opposition à toutes les formes de répression du pouvoir, et l’importance de se battre pour ses idéaux.

Sorti de prison j’étais pressé de poursuivre mon engagement dans les luttes pour le changement social. Je ne voulais pas retourner en prison, alors je me suis concentré sur l’organisation des mouvements publics, à visage découvert. Au fil du temps, je me suis senti frustré par les limites de la manifestation pacifique, la considérant comme réformiste et inefficace. L’administration Obama a continué les guerres en Irak et en Afghanistan, a intensifié l’utilisation de drones, et n’a pas réussi à fermer Guantanamo Bay.

À cette époque, je suivais le travail de groupes comme Wikileaks et Anonymous. C’était très stimulant de voir les idées de piratage informatique se concrétiser. J’ai été particulièrement ému par les actions héroïques de Chelsea Manning, qui avait dénoncé les atrocités commises par les forces américaines en Irak et en Afghanistan. Elle a pris un risque personnel énorme pour divulguer cette information – croire que le public avait le droit de savoir et espérer que ses révélations permettraient de mettre fin à ces abus. Il est déchirant d’entendre parler de son traitement cruel en cellule militaire.

J’ai longuement réfléchi sur l’opportunité de reprendre ce chemin. Je devais m’interroger : si Chelsea Manning, depuis le fond cauchemardesque et abyssal de sa prison se battait pour la vérité, pouvais-je en toute conscience l’abandonner ? En étais-je capable ? J’ai alors pensé que la meilleure façon d’être solidaire était de poursuivre le travail de révélation et de dénonciation de la corruption.

J’ai été attiré par Anonymous, parce que je crois en l’action directe autonome et décentralisée. Anonymous était impliqué dans des opérations de soutien aux soulèvements du printemps arabe, contre la censure et pour la défense de Wikileaks. J’avais beaucoup à leur apporter, en compétences techniques que dans les moyens d’exprimer les idéaux et objectifs. C’était une époque passionnante – la naissance d’un mouvement de contestation numérique, où la définition et les capacités du piratage informatique ont été façonnées.

J’étais particulièrement intéressé par le travail des hackers de LulzSec qui pirataient des cibles importantes et devenaient de plus en plus politiques. À cette époque, j’ai commencé à parler à Sabu, qui était très ouvert sur les piratages informatiques qu’il avait supposément commis et encourageait les pirates à s’unir et à attaquer le gouvernement central et les grandes entreprises sous la bannière d’« Antisec ». Mais très vite après mon entrée dans le groupe, les autres hackers Lulzsec furent arrêtés, me laissant m’introduire dans les systèmes et rédiger des communiqués de presse. Plus tard, j’apprendrais que Sabu avait été la première personne arrêtée et qu’à l’époque où j’étais en contact avec lui, il était un informateur du FBI.

Anonymous fut impliqué, dès le début, dans le mouvement « Occupy Wall Street ». J’étais régulièrement dans les rues dans le cadre d’ « Occupy Chicago » et très heureux de voir qu’un mouvement de masse, dans le monde entier, se levait contre les injustices du capitalisme et le racisme. Très vite les mouvements « Occupy » prirent fin, détruits par la répression policière et les arrestations massives de manifestant-e-s qui furent chassés de leurs propres parcs publics. La répression des Anonymous et des mouvements « Occupy » a donné le ton à « Antisec » dans les mois qui suivirent – la majorité de nos piratages furent alors dirigés contre la police en représailles à l’arrestation de nos camarades.

J’ai ciblé le système judiciaire en raison du racisme et de l’inégalité avec laquelle la loi pénale est appliquée. J’ai ciblé les fabricants et distributeurs d’équipements militaires et les policiers qui utilisent leur armement pour promouvoir les intérêts politiques et économiques américains à l’étranger et réprimer les gens à l’intérieur du pays. J’ai ciblé les entreprises de sécurité informatique parce qu’elles travaillent en secret pour protéger le gouvernement et les intérêts des entreprises, au détriment des droits individuels, sapent et discréditent les militants, les journalistes et autres chercheurs de vérité, et propagent de la désinformation.

Je n’avais même jamais entendu parler de Stratfor [1] jusqu’à ce que Sabu attire mon attention dessus. Sabu encourageait les pirates à envahir les systèmes en les aidant à élaborer des stratégies pour faciliter les attaques. Il m’a même fourni les vulnérabilités existantes des cibles visées par les pirates, donc ce fut une grande surprise quand j’ai appris que Sabu avait travaillé avec le FBI tout ce temps.

Le 4 décembre 2011, Sabu a été approché par un autre hacker qui avait déjà piraté la base de données des cartes de crédit de Stratfor. Sabu, sous l’œil vigilant de ses correspondants gouvernementaux, a alors été introduit au sein du collectif Antisec, invité sur notre forum privé de discussion, où il a fourni, en téléchargement, des liens vers la base de données complète des cartes de crédit ainsi que le point d’accès de la vulnérabilité du système Stratfor.

J’ai effectué de nombreuses recherches sur Stratfor, ses activités et revu toutes les informations que nous possédions ; j’en ai conclu qu’elle était une cible intéressante. J’ai trouvé ironique que les cartes de crédit de la riche et puissante clientèle de Stratfor soient utilisées pour donner de l’argent à des organisations humanitaires, mais mon principal rôle fut de récupérer des boîtes de messagerie privée afin de connaître tous les sales secrets de cette entreprise qui généralement s’y trouvent.

Il m’a fallu plus d’une semaine pour avoir accès au système interne de Stratfor et j’ai finalement fait irruption dans leur serveur de messagerie. La quantité d’informations était si importante qu’il nous fallu plusieurs serveurs pour transférer les mails. Sabu, qui participa à chaque étape de l’opération offrit un serveur fourni et surveillé par le FBI. Au cours des semaines suivantes les mails furent transférés, les cartes de crédit utilisées pour les dons, et les systèmes de Stratfor brouillés et détruits. Pourquoi le FBI nous a fourni le pirate qui a trouvé la vulnérabilité initiale du système et a permis à celui-ci de continuer, demeure un mystère.

À la suite du piratage de Stratfor, certains des dangers de l’industrie de renseignement privé, non réglementée, sont maintenant connus. Ce sont Wikileaks et d’autres journalistes à travers le monde qui ont révélés que Stratfor a maintenu un réseau mondial d’informateurs qui avaient l’habitude de se livrer à des activités de surveillance intrusive et éventuellement illégales au nom de grandes multinationales.

Après Stratfor j’ai pénétré d’autres cibles, en utilisant une puissante « faille zero day » [2] donnant un accès administrateur pour les systèmes exécutant la populaire plateforme d’hébergement Plesk. Sabu m’a demandé à plusieurs reprises de pouvoir accéder à cette faille, ce que je lui ai toujours refusé. Sans son propre accès indépendant, Sabu continua à me fournir des listes de cibles vulnérables. J’ai pénétré de nombreux sites Web qu’il avait fourni, téléchargé les comptes et bases de données e-mail volés sur le serveur FBI de Sabu, et lui remis les mots de passe et les backdoors, ce qui permis à Sabu (et, par extension, à ses correspondants au FBI) ​​de contrôler ces cibles.

Toutes ces intrusions, qui ont été suggérées par Sabu coopérant avec le FBI, touchèrent des milliers de noms de domaine et se composaient en grande partie de sites gouvernementaux étrangers, comme ceux de XXXXXXX, XXXXXXXX, XXXX, XXXXX XXXXX, XXXXXXXX, XXXXXXX et le XXXXXX XXXXXXX. Dans un cas, Sabu et moi-même fournirent les accès aux pirates qui allèrent défacer et détruire de nombreux sites Web du gouvernement XXXXXX. J’ignore comment les autres informations que je lui ai fournies furent utilisées, mais je suis convaincu que la collecte et l’utilisation de ces données par le gouvernement doivent être étudiées.

Le gouvernement célèbre ma condamnation et mon emprisonnement, en espérant fermer la porte sur l’histoire. J’ai reconnu la responsabilité de mes actions, en plaidant coupable, mais quand le gouvernement répondra t-il de ses crimes ?

L’État américain exagère la menace des pirates informatiques pour justifier les milliards de dollars dépensés dans l’industrie de la cyber sécurité, mais elle est responsable du même comportement que celui qu’elle pourchasse agressivement tout en prétendant faire de la prévention. L’hypocrisie de « la loi et l’ordre » et les injustices causées par le capitalisme ne peuvent pas être résolues par la réforme des institutions, mais par la désobéissance civile et l’action directe. Oui j’ai enfreint la loi, mais je crois que, parfois, les lois doivent être enfreintes pour permettre le changement.

Dans sa citation immortelle, Frederick Douglass déclare : “Le pouvoir ne concède rien qui ne soit exigé. Il ne l’a et ne le fera jamais. Observez simplement à quoi n’importe quel peuple se soumet tranquillement et vous découvrirez la mesure exacte de l’injustice et du mal qui leur sera imposés, et ceux-ci continueront jusqu’à ce qu’il leur soit résisté avec des mots ou avec des coups ou avec les deux. Les limites des tyrans sont prescrites par l’endurance de ceux qu’ils oppriment.”

Cela ne veut pas dire que je n’éprouve aucun regret. Je me rends compte que j’ai publié les renseignements personnels de personnes innocentes, qui n’avaient rien à voir avec les opérations contre les institutions que j’ai visées. Je m’excuse pour la publication de ces données préjudiciable aux individu-e-s, et non pertinentes vis-à-vis de mes objectifs. Je crois au droit des personnes à la vie privée – de la surveillance gouvernementale ou d’individus comme moi – et mesure l’ironie de ma propre implication dans le piétinement du respect de ces droits. Je m’engage à lutter pour faire de ce monde un endroit meilleur pour tous et toutes. Je crois en l’importance de l’hacktivisme comme forme de désobéissance civile mais il est temps pour moi de chercher d’autres formes de résistance pour le changement. Mon emprisonnement a un impact négatif sur les membres de ma famille, mes amis et ma communauté. Je sais que l’on a besoin de moi à la maison, dans ma famille. Il y a 7 ans, je me retrouvais devant un juge fédéral différent faisant face à des accusations similaires mais cela ne diminue en rien ma sincérité d’aujourd’hui.

Cela a été dur pour moi d’écrire ce texte, d’expliquer mes actions, sachant qu’en le faisant– de façon honnête – il m’en coûterait plus d’années. Je suis conscient que je risque jusqu’à 10 ans de prison, mais j’espère ne pas en arriver là, car je crois qu’il reste encore beaucoup de choses à faire.

RESTEZ FORT-E-S ET CONTINUEZ LA LUTTE

P.-S.

Pour écrire à Jeremy :

Jeremy Hammond #18729-424
Metropolitan Correctional Center
150 Park Row
New York, New York 10007
États-Unis.

Le site de son comité de soutien liste également une série de détenus, politiques ou non, antifas, anarchistes, queers, trans, hacktivistes, avec lesquels Jeremy se solidarise.

Notes

[1] NdT : sur cette affaire, voir l’article d’Owni.

[2] NdT : une faille zero day est une faille informatique qui n’est pas encore connue des fabricant-e-s (normalement) et des utilisateurs et utilisatrices.

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