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Entretien avec @Netlibertaire, militante de l’info alternative sur Twitter

vendredi 20 mai 2011, par Atelier médias libres, Netlibertaire


Twitter est un phénomène assez récent en réalité, ce réseau social n’a que 5 ans, l’événement qui l’a disons le plus médiatisé en France c’est l’arrivée fracassante de Frédéric Lefebvre, qui en fut viré en 24 heures tout le monde l’ayant bloqué. J’étais à l’époque déjà sur Twitter et c’est vrai que ce fut impressionnant comme événement, effacer un politique du net comme ça par une volonté commune, c’était assez fun.
Bien sûr la contestation iranienne a aussi fait son œuvre pour la médiatisation de ce réseau, ils sont très présents et très actifs sur les réseaux sociaux (twitter, facebook).
Et maintenant, ce sont les révolutions arabes (Tunisie, Égypte, Syrie, Bahreïn) qui en font la promotion. Bien sûr, ce ne sont pas pour autant les réseaux sociaux qui font les révolutions mais biens les gens (le peuple). Le réseau social ne fait qu’accélérer la transmission d’information entre les individus.

 En quoi est-ce qu’il vous paraît pertinent d’utiliser Twitter pour relayer de l’information ?

La pertinence de Twitter c’est la rapidité de la propagation de l’information, au lieu de distribuer tes tracts sur les marchés au quidam qui passe, tu le balances sur le net.
C’est comme les blogs à quoi ça sert ? C’est la même chose sauf que tu as un accès direct aux gens par twitter, tu n’es pas seul devant ton écran. J’ai aussi l’expérience du militantisme de terrain, diff’ sur les marchés, sorties d’usine, ou même sorties de salles de concert, tu touches du monde et c’est aussi nécessaire comme moyen. C’est pareil tu les gagnes un par un les quidams.
Les réseaux sociaux sont un plus, qui n’est pas à opposer au militantisme de "terrain" mais en complément. Sur les réseaux sociaux au lieu de battre le pavé par tous les temps tu peut aussi toucher, influencer ou tout du moins peser sur l’opinion par le net et en plus sans te les cailler ou crever de chaud sous le cagnard. Faire entendre ta voix, tout simplement.
Je n’ai jamais eu de compte Facebook donc je peux pas m’exprimer sur ce réseau là, aucune expérience.


Avez-vous un blog ou participez-vous à des plateformes collectives de publication (Indymedia, Rebellyon et autres, agoravox / mediapart / rue89) ?

Oui j’ai deux blogs, et je participe aussi à des plateformes collectives de publication, sur certaines je publie directement et pour d’autres j’envoie des infos par mail qui sont ou non diffusées.
Je suis aussi sur un réseau social plus style Myspace ou Fesse bouc punk, , Punxrézo, dans lequel je diffusais des infos par l’intermédiaire d’un marque-pages, mais j’ai quitté ce réseau il ya 15 jours à peu près [1].

Quelle présence les médias alternatifs devraient-ils avoir sur cette plateforme à votre avis ? Simple relais ? pour échanger aussi ?

Les médias alternatifs, en gros, balancent leur flux par Twitterfeed [2]ou autre, je le vois avec la liste indymedia world dans laquelle je recense les médias alternatifs (français, chilien, allemand, américains etc...).
En réalité, ils ont exactement la même approche verticale des réseaux sociaux que les médias classiques (les journaux), ce qui est étonnant pour des médias issus du do it yourself et de la participation.
En fait tu peux envisager une organisation horizontale ce que Twitter permet, donc tu suis [3] au moins les gens qui te semblent le plus proche de tes opinions, pour un échange d’infos au minimum.
Mais ce qui est sûr c’est que comme tout réseau social, c’est long à monter si tu veux qu’il tienne la route, ça demande du temps et de l’énergie.

Le compte @indymedia que vous citez à plus de 6500 abonnés mais n’a que 6 abonnements, c’est un peu léger pour un média participatif, sans compter qu’il ne se suit pas les autres comptes indymedias non plus.
Mais ce sont des robots [4] donc, en réalité suivre ou être suivi par un bot a un intérêt plus que limité pour la twittosphère habituée à l’interaction. Ce compte spécifique a du suivi, et ses followers le RT (retweetent, rediffusent les messages) c’est vrai, la même chose pour @indymediachile qui n’est pas un compte officiel.
Mais pour nombre d’indymédia, ils démarrent à peine sur les réseaux sociaux. (@indymedialondon par exemple depuis quelques mois suite au mouvement uncut).
_Pour ma part je pense que le relais est primordial. Mais si les médias alternatifs s’en contentent, pour la France en particulier, je ne pense pas qu’il vont trouver pertinent d’y rester. Après, il faut aussi que les gens qui sont actifs sur ce réseau citent leurs sources : la plupart se contentent de relayer les infos en enlevant la source, donc sans nommer le compte, donc sans donner de visibilité au compte qui produit l’information, ce qui fait pas de suivi, alors on ne peut pas se compter, cqfd.
Pourtant c’est important d’encourager un média ou autre qui déboule. Mais c’est aussi la faute des médias alternatifs, par exemple @HNSinfo ne suit personne et pourtant nombres de ses articles sont repris sur Twitter, mais personne ne cite son nom de compte. Tout le monde s’approprie l’info (en la rediffusant) mais personne ne cite la source. En même temps du moment que l’info est diffusée tant mieux, mais la source est importante, pour se rendre compte du suivi.
Ça peut motiver la pertinence de leur présence sur twitter. L’important reste quand même de diffuser l’information.

 Comment percevez-vous les différentes critiques vis-à-vis du "microblogging" : la prédominance de l’égo (le côté "j’amasse des personnes qui me suivent"), la limitation des discussions, le côté addictif, la notion de buzz et de péremption rapide des informations, l’absence d’archivage, le flicage, la limitation du nombre de caractères…

Dès mon arrivée sur twitter, j’ai participé à cette critique, la prédominance de l’égo. D’autant que mon compte est anonyme.
_La "e-réputation", c’est un élément de Twitter qui me gonfle le plus, je préfère voir un "hashtag" (style #iran ou autre ou encore #uncut) en tête de Twitvirus [5] plutôt qu’un individu parce qu’il fait le malin pour avoir son quart d’heure de gloire et espérer gagner ainsi des followers.

Je fait en sorte d’échapper à cette e-reputation mais c’est difficile, il y a toujours des trucs qui transparaissent, j’essaie de ne pas personnaliser ce compte @netlibertaire.
Au début personne ne connaissait mon genre, je suis une fille et pendant plus d’un an on m’a prise pour un gars, j’ai fait un « coming out », il y a peu. Je pense encore à l’heure actuelle les gens se méprennent sur mon genre, les nouveaux. C’est pas important.

C’était assez marrant cette ambiguïté d’ailleurs. Tu te rend compte du sexisme ambiant sur le net, et puis c’est le pied ne pas avoir de genre affirmé, de s’exprimer sans ce rapport à ton sexe, d’être égale aux mecs. Internet n’est qu’un reflet de la société. Les mecs sont prédominants sur le net et donc sur twitter aussi. Globalement ça s’est bien passé, mais j’ai connu des épisodes parfois scabreux. Le net le permet, donc conseil aux meufs : masquez votre genre, faites en l’expérience au moins une fois.

Quand je vois des minettes qui se collent des avatars de bombass, qu’elles ne s’étonnent pas qu’on ne les suivent pas pour ce qu’elles twittent surtout si elle se lancent dans le tweet engagé. Ce détail, je l’ai calculé tout de suite dès le premier orteil posé sur twitter. IRL (dans la vraie vie), on n’a pas ce choix. Ton sexe sur twitter on s’en tape si tu l’affiches pas. Enfin chacun gère sa présence sur les réseaux sociaux et la façon dont il/elle est perçu comme il veut.

Donc je pense être assez effacée sur twitter aussi, je ne sais pas comment on me perçoit en fait. Je ne me masturbe pas le cerveau là dessus non plus.
Je suis moi-même étonnée du « suivi » relatif dont je dispose sur twitter car je ne le recherche pas vraiment [6].
Je parle peu, @twitter a de grandes oreilles, et surtout je ne raconte absolument rien sur ma vie privée, en DM [7] parfois mais pas tant que ça. Je ne développerais rien sur ma vie "réelle" ici non plus.
Le nombre de followers, en fait je n’y fais pas trop gaffe, je ne sais pas si les gens ont vraiment envie de voir ce que tu balances ou si c’est juste pour espérer un follow back [8], tu t’en rends compte assez vite quand t’as l’habitude.

Les erreurs d’analyse à éviter : lorsqu’on commence à utiliser les médias sociaux pour la promotion de ce qu’on fait, on a tendance à se focaliser sur le nombre d’inscrits, d’amis, de fans etc...
Si ce n’est pas déjà le cas vous découvrirez assez vite que cette audience est assez relative. En effet, ce n’est pas parce que un article sur votre blog est diffusé dans vos réseaux sociaux qu’il a été visualisé par votre audience.
Vos contacts ont en effet d’autres relations qui les inondent d’un flux régulier d’articles et de vidéos partagés quand ce ne sont pas des recettes de cuisine ou des photos de vacances.

Mais il est vrai que j’apprécie le follow back des comptes que j’ai choisi de suivre.
Ensuite je suis plutôt des comptes qui débutent pour leur fournir de l’audience ou si ils ont des causes ou des des comptes militants, la CNT par exemple pas mal, les médias alternatifs. En général, ils déboulent tout seul comme des grands, @netlibertaire c’est un peu la porte d’entrée on va dire sur twitter.
Je ne suis (follow) pas tout le monde, que ce qui m’intéresse, sans doute une faute, les anglophones me l’ont reproché mais, je sais pas comment ils peuvent suivre autant de gens (comme le faisait @anarchists par exemple).
En réalité les gros comptes, ceux qui suivent tout le monde, ont une time line (la liste en permanence actualisée des messages que les gens reçoivent) principale illisible et, surveillent leurs listes ou des hashtags, donc ils peuvent s’abonner à tout le monde mais ne "suivent" en fait personne.

Les personnes qui critiquent s’imaginent sans doute qu’on étale notre vie sur les réseaux sociaux, mais en fait non, c’est ce qu’on en fait, ce qu’on y fait qui peut être intéressant, ce que tu fait dans la vraie vie, tu le reproduis en ligne, c’est pas plus compliqué.
On est tout a fait anonyme et remplaçable, je peut très bien laisser ce compte à gérer par quelqu’un d’autre sans problème le jour ou j’en aurais marre, ou encore une gestion commune.
J’ai quitté twitter un long moment sans souci. Je pense pas être addict, j’y suis quand je peux et quand j’en ai envie.
Je participe pas des masses au buzz non plus, ça m’interresse moyen, tout dépend lequel.
La péremption rapide de l’info n’est pas une obligation, on peut ressortir des infos anciennes pour rappel, si c’est pertinent. Ca arrive souvent, même si Twitter c’est plutôt l’actu quotidienne pour ceux qui y sont tous les jours.
En réalité je suis pas mal de comptes d’actu pure, j’ai des listes d’infos et des listes thématiques militantes, je classe beaucoup pour m’y retrouver.

Pour donner une idée j’ai généralement 20 à 30 colonnes d’ouvertes avec mon Tweetdeck (le client twitter que j’utilise) soit des colonnes de listes thématiques, soit des colonnes de hastags dont je suis l’actu, parfois je suis paumée, je ne retrouve plus la source de l’info ( dans quelle colonne elle est située).
Mais généralement, je cite la source.

Il circule énormément d’infos sur twitter, il faut trier, mesurer l’intérêt de telle ou telle, vérifier la source etc... J ’ai plusieurs comptes à gérer, dont un commun spécifique aux pétitions et aux actions militantes, et là parfois t’as des doutes sur la pétition, sa source etc.... Faut tout vérifier, c’est pas évident. D’où l’intérêt de bien choisir les comptes que l’on suit, et de classer, lister, etc… Il faut être organisé, classé, attentif, concentré pour t’en sortir sur Twitter, et faire ce que t’as envie d’y faire. C’est pas le bordel qu’on veut laisser croire au contraire, enfin pour moi. Après, c’est comme tout, t’as l’œil exercé à saisir le truc qui t’intérresse.
Je relaie l’information, j’agis comme une courroie de transmission .
En fait, je me suis construit petit à petit un outil, je voulais faire un réseau social anar sur twitter, et dès le début en France, on s’est foutu de ma gueule, classique. Les anglophones m’ont pris au sérieux et m’ont appris et aidé à le construire.
Après faut être modeste et se rendre compte des limites des réseaux sociaux. Faut pas en attendre trop non plus.

Le flicage, pour l’instant on ne le sent pas trop sur Twitter, ni en France, ni dans « les grandes démocraties », je sais pas si on est réellement surveillé, j’évite d’y penser pour l’instant, on a le droit de s’exprimer profitons-en tant qu’on peut encore, la Loppsi va sous peu venir nettoyer au karcher le web. Le gouvernement s’en occupe.
Je ne suis pas limitée par les 140 caractères avec Tweetdeck [9], tu peux carrément bloguer maintenant avec cet outil. Les outils évoluent.
Je dirais pour conclure ce chapitre, que je ne me sens à l’aise sur Twitter que depuis peu, je me suis dégagée de pas mal de contraintes. Déjà, je commence à maitriser la technique, les outils, etc... Ensuite il faut être soi-même, pas te la péter, ni faire croire que tu es un puits de science, et jouer collectif.
_ C’est le principal intérêt du réseau social, former un collectif quelque soit le réseau, virtuel ou non.

Et la critique de l’usage d’une plateforme commerciale (peu de monde sur Identi.ca, pourtant libre) ?
C’est une critique récurrente, Twitter est une plateforme commerciale qui génère clairement du profit. En l’utilisant on est chez l’ennemi. Mais la question est "faut-il en être absent et peut être perdre en visibilité".
Je dispose d’un compte identi.ca aussi, mais je ne l’utilise pas, je suis deux comptes. Il ne gère pas les multi comptes... Je ne sais pas trop comment ça fonctionne, je me suis inscrite mais sans plus. En fait je fais comme tout le monde.
A lire à ce sujet : Et nous assistâmes les bras ballants, à la privatisation du web sur le site du journal Le Tigre dont voici un petit extrait :

Prenons le cas de Twitter, un outil de micro-blogging qui permet de suivre simplement d’autres personnes ou des thèmes spécifiques. Le tout en temps réel. Techniquement, c’est simple, voire simpliste à concevoir - si tant est qu’on se mette d’accord, en amont, sur la technologie à suivre. Évidemment, se pose le problème des serveurs et des réseaux : qui stocke l’information, qui la fait circuler ? C’est là que le peer-to-peer peut jouer un rôle : il suffirait que chacun accepte que son ordinateur participe un peu à la tâche collective. Utopique ? Pas du tout : c’est cette technologie qui permet le transfert de fichiers, hors de toute centralité, et notamment pour les téléchargements illégaux (mais également les téléchargements légaux). Il aurait donc été très simple de concevoir, collectivement, un outil de micro-blogging instantané. Certes, direz-vous, encore fallait-il en avoir l’idée. Twitter a eu l’idée, ils ont gagné, c’est la liberté d’entreprendre qui est en jeu. Oui et non. Bien sûr si une société a une bonne idée, tant mieux pour elle. Mais on peut poser des limites à cela : si demain j’ai l’idée de créer une école révolutionnaire pour que les élèves aient le bac à 12 ans, l’État ne me laissera pas faire, tout simplement parce que l’éducation est un service public (ou concédé selon des règles bien précises). La communication doit-elle être un service public ? Franchement, il semble évident que oui. Plus exactement, ce devrait être un service mondial autogéré qui oblige tout le monde à se mettre d’accord. Là non plus, ce n’est pas une utopie, puisque cela existe dans le cas du HTML (le langage de base pour concevoir des sites web) : le W3C (World Wide Web Consortium) se charge, depuis 1994, d’harmoniser le langage et de le faire évoluer.

Techniquement, c’est tout à fait faisable, avec un peu de volonté.

Il existe aussi un service de micro-blogging basé sur status.net [10], spécifique à l’info alternative et assez récent (depuis septembre 2010 environ), quasiment pas fréquenté exception faite des indymedias britanniques, c’est l’Independent micro blog site, « Indy ». Ils ont bricolé leur propre service de micro-blogging .
Ce sont des alternatives intéressantes mais mal desservies. En terme d’images, on s’imagine que ces protocoles sont réservés à un public geeks qui connaissent leurs codes sur le bout des doigts. C’est plus austère aussi, moins attrayant.
Côté logiciel libre, on peut aussi utiliser un client twitter open source, un des plus complet mais il ne gère pas non plus le muti compte Dabr, développé aussi par un anglais David Carrington.

Les médias alternatifs devraient s’organiser et créer leur propre réseau, personne ne pourra le faire à leur place. Pourquoi renoncer à ces nouvelles technologies sous prétexte qu’elles ne sont pas hallal. Pourquoi avoir un site web ? C’est la même démarche.
On a trop médiatisé les travers people au sujet des médias sociaux, en oubliant les autre côtés appréciables de ces outils, la circulation d’information.

Avez-vous des anecdotes intéressantes de votre usage de twitter ?

J’en ai quelques unes, la plus célèbre, c’est le retweet d’une pétition le 8 novembre 2010 pour Mumia Abu Jamal par Naomi Klein.
Assez dur à réaliser ce coup, mon premier. J’’ai choisi Naomi Klein, pas besoin de la présenter, c’est une personnalité publique et politique reconnue et engagée, donc j’ai pensé que ça donnerait de l’impact à cette action, elle et ses followers sont plus susceptibles de signer et de faire tourner cette pétition que la bande à Justin Bieber. J’ai ciblé. D’autant plus que la personne qui s’occupe du compte Mumia avait programmé cette pétition mais aussi un twittaton, une espèce de manif 2.0, donc il demandait un retweetage en masse. Ce fut ma première manif 2.0, il y en a eut d’autres par la suite.
Je cite quelques anecdotes sur mon blog, notamment je me suis pris la tête avec un chaviste sur twitter, j’ai conservé des captures d’écrans, si ça interresse quelqu’un , ou encore une manif 2.0 avec les tweetstormers anglais.
J’ ai rencontré aussi des musicos j’en parle également dans mon blog, j’ai notamment réalisé une interview avec l’un d’eux par mail, puisqu’à l’époque il vivait au Québec.
Je suis aussi avec attention le copwatching US et UK, en Angleterre, par exemple, ils en ont une utilisation fort intéressante lors des manifs. Des comptes spécifiques veillent et informent la twittosphère de leurs droits et balancent des numéros de telle association ou d’avocat si tu te fais arrêter par les flics (comme peut faire Radio Canut avant une manifestation), des kits de documentation aussi. Des appels sont également lancés si des personnes manquent. Les anglophones sont, il me semble d’après mes observations de leur utilisation de twitter, très structurés. En même temps de plus en plus de gens sont connectés sur twitter grâce à leur portable etc... Ces informations circulent donc énormément sur Twitter, le relais est très bon.Les anglais balancent aussi sur Twitter les numéros des flics s’il commettent des agressions contre les manifestants. N’importe quel manifestant est un copwatcher, il peut prendre des photos etc. Les flics ont des identifiants sur leur casques et leurs uniformes , des problèmes ont eu lieu lors des manifs précédentes, ils dissimulaient ces signes, maintenant ils ne peuvent plus c’est en gros sur leur casques. Prenons-en de la graine.

Utilisez-vous d’autres plateformes de recommandations de liens ? Delicious, Netvibes, ou le tout nouveau Seenthis ?

J’utilise Netvibes, parfois. Et maintenant, je suis aussi sur Seenthis merci je connaissais pas.

Plus globalement, twitter c’est quoi pour vous ? quels en sont vos usages ?

Un outil pour rester informer au mieux et utiliser ces informations sur mon blog ou ailleurs... Je ne regarde pas la télévision, je lis les journaux, je regarde des retransmission d’émission sur le net. C’est mon moyen d’information. Twitter m’a juste permis d’élargir mes sources à l’international. Et de faire des rencontres aussi, je ne citerais personne, ils se reconnaîtront.

Il faut être curieux et expérimenter des trucs , tu croises des bloggeurs tunisiens, allemands, anglais, des militants aussi etc. Tu élargis ton horizon, tu peux échanger de l’info avec eux, connaître une situation politique par le biais des bloggueurs ou des militants, plutôt que par la presse officielle.
Je suis aussi fan de zique, je suis des groupes, des labels indépendants, je les liste aussi. Je me tiens informée des sorties d’albums, concert, de l’actu musicale indépendante et alternative et aussi en Creative Commons.
T’as un accès plus rapide à l’info c’est tout. Tout le reste la e-réputation, tous ces trucs je n’y prête pas attention, c’est de la branlette de blogger.


[1Je saisis l’occasion pour m’en expliquer, je me suis rendue compte que j’étais seule à diffuser de l’information, suite à mon inscription au symposium. Connaissant l’aversion de punxrezo pour les réseaux sociaux mainstream et supposant qu’ils sachent ce que je fait sur le honni @twitter, je me suis dit « je dérange », donc ne voulant pas m’imposer ce qui n’étais pas mon intention. Je voulais juste participer en fait, je me suis cassée, mais j’ai quand même gardé ma page et mon blog

[2Un export de flux RSS vers Twitter.

[3Suivre, c’est recevoir les messages de tel ou tel compte, c’est « follower ».

[4En langage Twitter, des « bots ».

[5Outil qui permet de voir les thèmes / hashtags ou messages twitter les plus suivis à un instant T.

[6Netlibertaire est suivie par près de 2000 comptes.

[7Direct Message, message envoyé en privé à une personne qui vous « suit » et que vous « suivez ».

[8Follow back : un abonnement réciproque

[9Outil en ligne très complet.

[10Système de gestion de contenu de microblogging, utilisé notamment pour identi.ca

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