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Information et mouvements sociaux : don’t blame the media, be the media ?

dimanche 22 mai 2011, par Atelier médias libres

Cette semaine, alors que nous avions les yeux rivées sur les événements espagnols, on a entendu en boucle - comme pour chaque mouvement social d’ampleur - de nombreuses personnes répéter « Les médias [sous-entendu »professionnels« , ou industriels, ou bourgeois, ou dominants…] ne parlent pas de ce qui se passe en Espagne, c’est dégueulasse / pas étonnant / énervant »…

Il me semble que ces réflexions récurrentes mettent en valeur par ricochet plusieurs éléments problématiques sur notre rapport aux médias, quels qu’ils soient.
- Certaines limites des médias alternatifs, une incapacité à produire ou agréger l’information attendue par les personnes qui s’intéressent à une mobilisation, et pour plusieurs raisons à mon avis. Elle n’est pas assez participative, pas assez collective, collaborative ou coordonnée, et ne parvient donc pas à remplacer celles des « gros » médias, même à propos d’un sujet touchant les personnes les plus proches de ces médias alternatifs. Il ne suffit pas de dire que notre média est celui du mouvement pour qu’il le soit. Il ne suffit pas non plus d’entasser les articles pour qu’ils forment un ensemble permettant de comprendre et d’agir. La force des médias dominants réside (au moins dans leur image) dans leur capacité à synthétiser, résumer, aller à l’essentiel. Les « features » Indymedia ou les manchettes de Rebellyon ont certes cet objectif, mais demandent beaucoup trop de travail pour les seuls collectifs d’animation et ont donc souvent une durée de pertinence très limitée.
- Une consommation de l’information par les militantEs / sympathisantEs. Les personnes qui se sentent proches de ce mouvement se contentent globalement de s’informer passivement ou, au mieux, de relayer les informations qui leur parviennent de manière éparpillée. C’est typiquement le phénomène Twitter. Et il ne suffit pas de dire que la publication sur nos médias est ouverte à tous et toutes pour que ça change.
- Une autonomie qui reste à construire. Voir une mobilisation d’une telle ampleur dans un pays si proche de nous et dans le même temps si peu d’information relayée dans ces médias a de quoi être rageant. Leur désintérêt ponctuel ou régulier pour les mobilisations sociales, quand ce n’est pas de l’hostilité pure, fait toujours l’effet d’une giffle. Et nous rappelle que nous ne pourrons jamais que compter sur nous-mêmes pour produire et diffuser l’information dont nous avons besoin, nous révolutionnaires, militantEs de l’égalité sociale et économique, acteurs et actrices de luttes pour l’émancipation, etc.
- Une addiction à la presse industrielle : chaque article intéressant écrit publié dans les médias industriels, chaque reportage diffusé à la télé nous fait l’effet d’un gros shoot (en tout cas à pas mal de monde). Nous nous sentons importantEs, on a l’impression qu’enfin le monde entier va savoir (et changer). On se met alors à attendre le prochain article, qui n’arrivera peut-être jamais, ou sera cette fois très critique et blessera notre mobilisation. On entonnera alors à nouveau notre couplet sur les médias bourgeois, alliés objectifs du capitalisme, etc.

A chaque fois que nous faisons ça, nous perdons du temps, de l’énergie. Et surtout nous perdons de vue l’intérêt stratégique qu’a pour nous l’information en période de mobilisation sociale. Ce n’est pas simplement pour savoir et faire savoir que « c’est gros », que « ça bouge »… L’information (même s’il faudrait définir plus exactement ce mot-valise), dans ces moments-là, nous est nécessaire pour connaître exactement ce qu’il se passe, partout où il se passe des choses, pour avoir une vue à la fois synthétique et complète ou moléculaire de la mobilisation, pour avoir des points de vue critiques comme enthousiasmants de l’intérieur du mouvement…
Cette information devient stratégique, non pas dans un but spectaculaire (mettre en scène la contestation), mais dans un objectif de compréhension intime de la situation, d’organisation, de coordination collective.

Nous ne devons pas laisser l’information qui est pour nous déterminante aux mains des industriels. Ils feront peut-être quelque chose de bien, peut-être pas. Au final ce n’est pas le plus important. Par contre, les personnes qui sont le plus concernées par ces mobilisations (qu’elles en fassent partie ou qu’elles en soient solidaires) doivent s’approprier les moyens d’information alternatifs, les améliorer, les critiquer si nécessaires ou en mettre d’autres en place.

En ayant en tête quelques objectifs, contradictoires au premier coup d’oeil, en guise de pistes non-exhaustives, et que les médias alternatifs actuels ne remplissent pas forcément :
- concis / exhaustif : il est facile d’être noyé sous le flot indistinct des infos. Il faut que nous développions des moyens de suivre de manière synthétique un mouvement. Etre capables de raconter de manière brève pour le plus grand public possible tout en étant en mesure de déployer l’ensemble des récits ou analyses d’une mobilisation.
- uni / divisé : il est tentant de multiplier les lieux de publication, sans les relier entre eux, ou alors de ne privilégier qu’un seul endroit. Nous devons être capables de centraliser et décentraliser l’information. Et ça ne consiste certainement pas en une pratique massive du copier-coller, qui ne visibilise pas les personnes ou groupes ayant produit l’information, ne leur permet pas de savoir qui s’y intéresse, ne répercute pas la mise à jour d’un article [1] ou encore multiplie les « discussions / forums / compléments d’information » sur le net. Ou alors il faudrait faire ça sur un seul site, mais lequel ? Questions corrollaires : comment « on » travaille ensemble ? Et qui est ce « on » ?
- spectaculaire / factuel : il est courant d’être pris dans le piège du spectaculaire : la répression par exemple, peut prendre toute la place à travers photos, vidéos ou récits, au détriment d’autres éléments finalement plus importants (la mobilisation continue, au final la répression était mineure, etc.). A l’inverse, la répression moins spectaculaire est oubliée : on privilégie les images chocs aux comptes-rendus de justice et leurs sentences ignobles. Dans le même temps, il faut certainement être capables de jouer avec ces images spectaculaires pour dénoncer la répression… un peu mais pas trop.
- immédiat / réflexif : les principaux éléments que les médias industriels ne nous donneront jamais sont ceux dont nous avons le plus besoin. Comment les espagnolEs s’organisent-illes dans leurs villes, concrètement, pratiquement. Quel est le niveau insurrectionnel réel en Grèce, comment les tunisien-ne-s communiquaient-illes, qui sont les insurgéEs de Libye [2]… Et pendant le mouvement des retraites, on se demandait ce qu’il se passait dans les autres villes ou « comment ça s’organisait », sans jamais vraiment savoir précisément, sensibles au bruit médiatique qui déclarait chaque jour la fin d’un mouvement qui continuait à s’étendre. Pour cela, il nous faut renouer avec certaines pratiques développée par les enquêteurs sociaux et privatisées par les journalistes : vérifier les infos, interviewer, enquêter, faire des reportages à partir d’un point de vue révolutionnaire (qu’on ne peut pas demander à un journaliste), si possible en ayant au départ un regard extérieur à la situation pour être surpris. Tout en étant capables de relayer immédiatement les évolutions de la mobilisation. Il serait intéressant par exemple que des personnes se rendent en Espagne pour enquêter à partir du point de vue hexagonal, pour nous en rapporter les spécificités, les similitudes, les idées et les actions intéressantes, et dans le même temps nous tenir au courant des évolutions rapides, etc.

Cessons de nous faire des illusions sur le traitement médiatique des mobilisations sociales par les médias industriels et de passer du temps à les critiquer de manière caricaturale [3], et passons à une réflexion collective sur les moyens d’améliorer nos médias [4]… Pour cela, il faudrait déjà franciser et améliorer le slogan de Jello Biafra, en remplaçant son « vous » par un « nous », potentiellement multiple, et dépasser l’incantation expressiviste du « be / become the media » et son caractère individuel ou de petits collectifs par une réflexion sur l’information et les moyens de la diffuser. Genre : « N’attendons rien des médias industriels, élaborons ensemble l’information dont nous avons besoin ».
Y’a du taf. Et il est la colonne vertébrale de toute volonté révolutionnaire.

Ari


[1Sur certains sites les mises à jour d’articles sont fréquentes, que ce soit pour des corrections orthographiques après la publication d’un article ou lors des tentatives d’élaboration de chronologie d’un mouvement sur une page. Cet article-même a connu trois versions, c’est un luxe spécifique à la publication sur internet, profitons-en.

[2Le travail fourni par les animateurs et animatrices du blog En Route ! est pour cela exceptionnel. Ce texte est dédié à l’un des leurs qui y a été grièvement blessé. Par une balle dans le cou, comme Orwell en Espagne, autre « amateur » en son temps. L’hostilité déployée à ce sujet par Rue89 ou Libération n’est rien moins qu’une manifestation spectaculaire d’un certain hostis latent à l’égard de celles et ceux qui souhaiteraient se préoccuper d’informer, en dehors de la caste des journalistes et du côté « bloom » des blogueurs (histoire de reprendre moi aussi une formulation tiqqunienne, tiens).

[3Les « démontages » méthodiques d’articles, en s’appuyant notamment sur les écarts à la déontologie et aux pratiques revendiquées par les journalistes, me semblent par exemple plus efficaces pour répondre à des articles hostiles. En plus d’être assez jouissifs à écrire…

[4En ayant conscience que, les technologies évoluant rapidement sur internet à la différence des médias papier, ce qui est donné pour « conceptuel » est en grande partie la justification théorique des possibilités que la technique permettait dans la pratique à un instant « T ». Les sites Indymedia par exemple, seraient totalement différents s’ils étaient montés aujourd’hui, cet instant « T » remontant dans leur cas à 1999. Même si certains sites tentent de mettre à jour ce projet.

Messages

  • Vous oubliez simplement que si on ne sait pas forcément ce qu’il se passe au niveau des mouvements sociaux, c’est avant tout parce que :

    - vous n’êtes pas assez visibles
    - il faudrait que vous ayez des contacts avec au minimum la presse locale pour éviter que les pigistes ne se servent seulement des sources AFP/Reuters/officielles pour que l’information, la vraie, passe. (Bon après la pigiste ne fait qu’obéir aux ordre du maître aka le directeur et/ou le lectorat et/ou les annonceurs.)
    - informez-vous sur les alternatives aux médias en forme de blog, que seuls les intéressés lisent.

    Et c’est con à dire, mais les seuls qui s’intéressent vraiment à tout cela sont avant tout les acteurs de ces mouvements, et les gens qui prennent le temps de se poser des questions. Donc même pas 30% de la populace. Cercle vicieux...

  • @Grube

    La visibilité est très certainement l’un des soucis, quand à savoir comment y remédier…

    Pour la presse locale, c’est un peu compliqué, ça se construit très lentement et ça implique une mise à jour de notre rapport aux journalistes (genre arrêter de leur taper systématiquement dessus). Mais justement plutôt que critiquer l’organisation interne de la presse industrielle, sur laquelle nous n’avons absolument aucune prise (« la pigiste ne fait qu’obéir aux ordres… ») il faut se questionner sur la qualité du contenu que nous proposons (et ça, c’est de notre ressort). Après, c’est d’autant plus tortueux comme situation que même lorsqu’il y a du très bon contenu, ces sites alternatifs ne sont pas cités.

    Quand au fait que les gens qui s’intéressent à tout ça soient avant tout les acteurs et actrices de ces mouvements, c’était bien je crois l’objet de mon texte, peut-être pas assez explicite : si l’information est faite pour « nous » et par « nous », autant ne pas trop se préoccuper des médias industriels et travailler à élargir ce « nous ».

    Je n’ai pas compris ta phrase « les alternatives aux médias en forme de blog » ? Parles-tu des journaux papier, des radios ? parce qu’ici c’est juste un blog, mais d’une part on ambitionne - un peu follement d’accord - de devenir un site beaucoup plus collectif de réflexion / d’info sur les médias alternatifs et leurs outils (cf. la présentation rapide), et d’autre part la réflexion porte ici volontairement sur les médias internet, qui me semblent plus pertinents en période de « mouvements sociaux » et de diffusion très large. Après s’il y a des gens qui veulent monter un quotidien papier, pourquoi pas, mais c’est une autre paire de manches.

    Ensuite, avec « 30 % de la populace », on pourrait faire des choses énormes, surtout s’il y a parmi elle plein de gens qui s’intéressent à la technique, au graphisme (dont on manque particulièrement) ou à produire / rassembler / synthétiser de l’information. Je pense que c’est possible (sinon je serais en train de me balader dans la montagne), et qu’on est à deux doigts de faire quelque chose d’énorme dans ce domaine.

    Merci de tes remarques !

  • Bonjour

    cet article es trés intéressant mais manque parfois d’une perspective synthétique. Il y a aussi certain point sur lesquels je ne suis pas d’accord.
    Quel est le problème ? le problème des médias est que en première approximation ceux-ci ne relayent presque que le point de vue des puissants.
    Mais le relation de domination n’est pas totale bien sur. Ce qui me gène dans le slogan « don’t blame the media become the media » est qu’il rencontre un certain nombre d’obstacle qui me paraissent insurmontable.
    En effet comme vous le remarquez si les médias alternatifs veulent être efficace et utile, ils doivent faire des enquêtes, mettre au point des méthodes de verification des sources, trouver des problématiques pertinentes (les problématiques dans les grands médias sont souvent tellement spectaculaire qu’elles en deviennent stupides et empéchent tout débat). Le problème me parait largement insurmontable : avec quel argent faire ces enquêtes ? Avec quel temps quand on travaille ? qui pour former ces « journalistes »alternatifs ?
    Le problème c’est que faire des enquêtes de qualités ça prend des mois et ça nécessite de le faire à temps plein. Les seuls qui peuvent mener des enquêtes sont les sociologues à la fac et les journalistes dans les médias (et encore les pressions economiques font qu’ils deviennent des journalistes assis de depeche AFP)
    Je pourrais continuer longtemps donc je vais abreger ... comment agir ? il faut bien sur développer autant que possible les médias alternatif parce que c’est en étant producteur que l’ont comprend le mieux un produit culturel (ex : pour développer l’écoute il faut pratiquer la musique) mais il faut aussi que les partis, les syndicats et les coordination inter et extrasyndicale se dotent d’une politique consciente à propos des médias pour transformer ceux ci. Il faut dénoncer les abus, et mettre le débat sur la place publique etc...
    On peut imaginer déjà quelques mesures à revendiquer :
    - transformation du cursus de journalistes pour les former réellement à l’enquêtes avec de la psychologie, de la sociologie, de l’histoire et de l’économie
    - création d’un fond qui subventionnerai les blog et les médias alternatifs de qualité
    - encadrement poussé de la publicité surtout à la télévision
    - election du directeur du CSA par les usager et mise en place d’enquête pour impliquer le public dans la programmation

    on pourrait faire d’autre propositions
    mais il est trés important de ne pas sousestimer le rôle des médias dans la formation des consciences (sans tomber dans les thèses propagandistes simplistes à la Adorno)

  • Tout à fait d’accord avec Etienne.

    Un exemple concret de ce qu’est un média alternatif d’investigation : Rue89. Ils ne sont pas dans le scoop, ne cherchent pas à remplir des pages. Ils font de l’enquête, et ajoutent des informations qu’on aurait pas eues, ou bien incomplètes.

    Pour répondre dans l’ordre à tes questions ;

    Le problème des blogs et qu’ils ne constituent pas une source d’information fiable, ou du moins à citer en temps que source principale parce que ça reste du subjectif. (Toutefois vous avez été cités par Rue89 pour un article sur la FrenchRevolution !).
    Concernant ta première question/remarque, Etienne a bien répondu : faire des articles profonds demande du temps et de l’argent. Et qui à part des gens qui sont payés pour ça feraient un travail de qualité sur le moyen terme ?

    Est-ce que vous connaissez des sites comme wikio.fr ?

    Concernant les médias autres que blogs : là je vais titiller une branche sensible de la communauté alternative lyonnaise : il y a les réseaux sociaux. Je ne compte pas vraiment Facebook dedans. Avant j’étais contre Twitter, ou du moins je n’en voyais franchement pas l’utilité, mais de plus en plus je me rends compte que l’info en instantanée peut avoir son importance. Et puis qu’on se le dise : tous les politiques ont un compte Twitter, ça permet de se rendre compte aussi d’à quel point ils sont déconnectés de la réalité. Je suis abonnée à celui de Marie Le Pen, et franchement c’est drôle.

    Et oui je parlais aussi des médias print (papier quoi), radio... enfin tout ce qui constitue ce qu’on appelle les médias traditionnels. Mais pareil, pour pouvoir donner de l’information régulièrement il faut de l’argent.
    Sinon je ne sais pas si vous le savez mais il existe à Lyon le Courrier International de Lyon, un magazine trimestriel complètement rédigé par des étudiants à l’étranger. Ils se disent proches de l’approche de MediaPart mais perso je les compare plus au Courrier International. Peut-être que certains qui sont doués pour l’écriture pourraient se proposer pour écrire 2 3 trucs dedans ? Il y a aussi une version journal qui est apparue ce mois-ci (on le trouve à Lyon2, la fac en achète quelques exemplaires).

    Et sinon, d’un point de vue tout à fait personnel d’étudiante en InfoCom... Il y aurait quelques petites choses à revoir au niveau du vocabulaire employé. Je m’explique : déjà on ne parle pas de médias industriels mais de médias de masse. Au niveau sémantique ça a quand même son importance : pour quelqu’un qui s’y connaît en médias et qui travaille dans le milieu, voir ce genre de propos ça fait mal aux yeux. Et on se dit qu’on a affaire à des rigolos qui y connaissent rien et qui prennent Rebellyon pour un déversoir. Je sais que c’est pas votre but, mais parfois j’avoue que j’arrête de lire des articles parce que ça m’énerve.

    Enfin enfin... Tout ça pour dire au final que donner de la vraie info et la rendre utile et accessible demande une formation particulière (perso je suis pas fan de la formation en école de journalisme, même si ça aide) et pas mal d’investissement personnel voire financier. Mais vous êtes sur la bonne voie (cité par Rue89 quoi, c’est pas rien !)

  • pour Grube :
    j’ai du mal à considérer que Rue89 soit un modèle de média alternatif satisfaisant. D’accord leur démarche est plus intéressante que les autres médias, mais ils/elles restent franchement dans le Mainstream (ça c’est un terme qui fait pas mal aux yeux j’espère), même si à coté il ya parfois de bonnes choses, des enquêtes trop rares ailleurs comme tu dis. Mais il ne faut pas compter sur eux, voir le récent article dans lequel ils/elles ont descendu l’équipe du jeune blogueur de setrouver.wordpress.com qui a été grièvement blessé en lybie, c’est pas beau à lire ce genre de choses. C’est une presse qui a un coté alternatif, mais pas libertaire, faut pas éxagérer.
    Maintenant sur ce site d’info indépendante à coté d’un article intéressant on a les tasses et Tshirt à vendre avec des slogans pour la révolution arabe, et de l’autre coté de la page le top 5 ou 10 des meilleures ventes DVD et livres FNAC. Ca promet pour l’avenir des thématiques abordées (quand on commence comme ça avec de la pub flagrante on finit toujours par faire trop de sensationnel pour attirer plus de public).

    Donc rue89 par-ci, rue89 par-là, ça va un moment...

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